L'étranger n'est pas l'étranger du Cham ou du Yémen.
L'étranger est plutôt l'étranger de la tombe et du linceul.
Certes l'étranger a un droit pour son étrangeté.
Sur les résidants des villes et des demeures.
Ne repousse pas un étranger pour son étrangeté.
Le temps le repousse déjà par l'humiliation et les épreuves.
Mon voyage est long et mes provisions ne me permettront pas d'atteindre ma destination.
Mes forces faiblissent.
Et la mort me demande
Et j'ai encore des péchés que je ne connais pas.
Allah les connaît, qu'ils soient secrets ou publics.
Comme Allah est clément envers moi de m'impartir un délai.
Et certes, j'ai persisté dans mon péché et Il me protège.
Les heures de mes jours passent sans regrets.
Sans pleurs, ni peur, ni tristesse.
Je suis celui qui ferme les portes en persistant.
Dans la désobéissance et l'½il d'Allah me regarde.
O erreurs écrites dans l'insouciance désormais envolée.
O regrets qui restent dans le c½ur qui me consume.
Laisse- moi me lamenter sur moi-même et regretter.
Je passe mon temps dans le rappel et la tristesse.
Gardes tes excuses, toi qui m'évitais.
Si tu savais combien tu devrais t'excuser.
Laisse-moi pleurer des larmes sans fin.
Y a-t-il une larme qui puisse me délivrer.
Laisse-moi pleurer des larmes sans fin.
Y a-t-il une larme qui puisse me délivrer.
Comme si je gisais parmi ces gens,
Sur le lit, et que leurs mains me retournent.
Et se sont réunis autour de moi celui qui se lamente.
Qui pleure sur moi, qui annonce mon décès et celui qui gémit.
Ils sont venus avec un médecin pour me soigner.
Et je ne pense pas que la médecine me profitera aujourd'hui.
Mon agonie s'intensifie et la mort m'entraîne.
De chaque veine, sans douceur et sans bonté.
On a retiré mon âme dans son dernier souffle.
Et ma salive est devenue amère dans mon dernier râle.
Ils m'ont fermé les yeux et sont tous partis.
Après le désespoir, ils ont fait l'effort d'acheter le linceul.
Le meilleur d'entre eux s'est levé avec empressement.
Vers le laveur des morts afin de me laver.
Et il a dit ô gens ! Nous voulons un laveur adroit.
Libre, sagace, intelligent, connaisseur, perspicace.
Un homme parmi eux est venu et m'a dépouillé.
De mes vêtements, m'a mis à nu et ma laissé.
Ils m'ont allongé sur les feuilles.
Et au-dessus de moi, le murmure de l'eau qui me lave.
Il versa de l'eau sur moi et me lava.
Par trois fois, puis demanda aux gens qu'on lui apporte le linceul.
Ils m'ont habillé d'un vêtement sans manche.
Et lorsqu'il m'a embaumé, je n'avais plus que cela pour moi.
Ils m'ont sorti de ce bas- monde – désolé.
D'êtres parti sans provisions qui me permettent d'atteindre ma destination.
M'ont porté sur leurs épaules quatre.
Parmi les homme et derrière moi le convoi funéraire.
Ils m'ont amené au mihrab et se sont mis.
Derrière l'imam qui a prié puis m'a fait ses adieux.
Ils accompli sur moi une prière sans ruku'.
Ni sujud en espérant qu'Allah me fera miséricorde.
Ils m'ont descendu doucement dans ma tombe.
Et l'un d'entre eux s'est avancé pour m'y déposer.
Il a dévoilé mon visage pour me voir.
Et les larmes coulèrent de ses yeux et me noyèrent.
Puis se leva avec respect et résolution.
Et aligna les briques au-dessus de moi et me laissa.
Et il dit, couvrez-le de terre et profitez.
De la meilleure récompense du Miséricordieux qui possède tous les bienfaits.
Dans les ténèbres de la tombe, pas de mère.
Ni de père tendre, ni de frère qui me tienne compagnie.
J'ai été effrayé par ce que mon ½il a vu.
De l'horreur de ce qui m'arrivait.
De ce que je vais dire à Mounkir et Nakir.
Certes cela m'a terrifié et épouvanté.
Ils m'assoirent et s'acharnèrent dans leur interrogation.
Je n'ai personne d'autre que Toi, mon Dieu, qui puisse me libérer.
Je n'ai personne d'autre que Toi, mon Dieu, qui puisse me libérer.
Accorde-moi un pardon de Toi, ô ! mon espoir. Je suis ligoté par le pêché, endetté.
Accorde-moi un pardon de Toi, ô ! mon espoir. Je suis ligoté par le pêché, endetté.
En revenant, les proches se sont partagés mes biens.
Mon fardeau est posé sur mon dos et pèse sur moi.
Mon épouse a pris un autre mari à ma place.
Et lui a donné le contrôle des biens et de la maison.
Elle a fait de mon fils un esclave afin qu'il la serve.
Et mes biens leur ont été donnés sans contre- partie.
Ne sois donc pas trompé par la vie d'ici- bas et sa parure.
Et regarde ce quelle fait à la famille et au foyer.
Regarde celui qui veut tout de ce bas- monde.
Ne le quitte-t-il pas avec son seul baume et un linceul ?
Prends ce qui te suffit de cette vie et contente- toi de cela.
Même si tu n'as pour toi que la santé.
O toi qui sème le bien ! Récoltes-en les fruits.
O toi qui sème le mal ! Tu ne reposes sur rien.
O âme ! Arrête la désobéissance et tire profit.
D'une bonne ½uvre en espérant qu'Allah me fera miséricorde.
O âme ! Malheur à toi, reprends toi et fait une bonne oeuvre.
Afin que tu sois récompensée après la mort par un bien.
Et que les prières soient sur notre maître.
Sur tout ce que l'éclaire illumine au Cham et au Yémen.
Et la louange est à Allah qui nous fait atteindre le soir et le matin.
Dans le bien, le pardon, la bienfaisance et les faveurs.
Amine Amine Amine
